« Enfin on peut se le faire
ce petit con d’Emmanuel », voila ce que doit se dire la médiocrité du PAF
français, tous ces Filkenkraut, Fourest, et autres mythomanes de la pensée
française des dernières 30 années, qui voyaient comment ce Monsieur gagné une crédibilité certaine , non pas grâce à ses
amis qui sauraient cacher ses misères intellectuelles
ou ses échec de librairie* l’ouvre de BHL, mais grâce à
son honnêteté intellectuelle et qui se manifeste dans ses mots qu’ils soient
écrits ou prononcés. C’est cette parole argumentée et basée
sur des faits empiriques, et qui est la
parole d’un homme dont les prédictions ne sont pas le fruit du hasard
mais le résultat d’une réflexion murie depuis plus de 40 ans. Or qui aujourd’hui parmi les « pafistes »
professionnels peut prétendre à une telle prouesse ?
La réponse est toute simple :
Personne.
Pour quiconque accoutumé à l’œuvre
d’Emmanuel Todd, sa position concernant l’affaire
Charlie Hebdo s’inscrit dans la normalité de la pensée toddienne :
tous le phénomènes sont passibles d’être
étudiés, mais c’est un étude qui n’implique ni positionnement idéologique ni une justification politique. Les anti-américains, n’ont jamais pu utiliser son œuvre pour justifier leur
antiaméricanisme, et les anti-communistes non plus. L’œuvre de Emmanuel Todd est un pur travail intellectuel, avec un postulat de
base, que le chercheur, argumente à longueur de son œuvre, ces arguments, irréfutables servent de base à
sa théorie et permettent au lecteur de se faire une idée exacte de la situation,
sans avoir peur de se laisser emporter par les sentimentalismes des
journalistes et des politiciens. Le plus extraordinaire dans l’œuvre d’emmanuel Todd,à part le fait d’être
un des plus beau produits de l’intelligence humaine , c’est que justement
l’auteur vous que la seule réalité réelle est que
l’humanités avance à petit pas, mais des
pas sûrs, vers une modernité sociale qui permet à l’aune de l’Histoire d’entrevoir non pas un monde
meilleur mais le monde serein des hommes.
Et ça c’est déjà pas mal ! Le point
merveilleux de la pensée toddienne, c’est qu’elle est optimiste sans être idéaliste. De plus , dans
sa pensée on est constamment
confronté à l’universalisme et à l’humanisme d’un homme qui ne peut concevoir la supériorité
ou l’infériorité d’une culture sur une autre ; un homme qui conçoit la modernité comme un
acquis universel, et non pas comme l’appropriation exclusive d’une culture ou d’une
race ; un homme qui voit des hommes
comme des êtres égaux et non pas catégorisés en hommes et sous-hommes.
Emmanuel Todd, comme beaucoup d’autres français et non
français, a été sidéré par cette marche du 11 Janvier. Comment peut-on sortir dans les mêmes
manifestations avec des dictateurs africains, des assassins comme Netanyahu, ou
des menteurs chroniques comme Sarkozy pour défendre la liberté d’expression ?
Comment peut-on se trouver dans une
marche dont le slogan est un drapeau noir avec un texte écrit en blanc …?
La règle dans un pays libre c’est justement de
ne pas tomber dans l’unanimisme. Dans un
pays libre les brebis n’existent tout
simplement pas ! Mais qui c’est ce Charlie ?
Les victimes du Hyper Cacher ? c’est Ahmed M’rabet ? Les martyres de Charlie Hebdo ? Tous en même temps ?
Ou c’est plutôt les vivants? Ceux qui se
trouvaient chez eux pénards regardant Itele ou BFMtv, participant dans l’orgie informative qui ne prit en
considération ni les victimes ni leur familles ?
C’est qui Charlie ?
Quelqu’un qui croit à la liberté
d’expression ? Alors comment ne peut-il pas accepter que l’on ne soit pas
Charlie ? Charlie qui croit il à la diversité, pourquoi s’attaque-t- il à la religion des
autres ? Charlie est il le copain
de Marianne ? Savait elle qu’il
n’aime pas tous ses enfants ? Charlie est l’héritier de la tradition
française du blasphème ? Alors pourquoi
n’aime –t-il pas qu’on blasphème
contre lui ? A chacun ses sacralités !
Emmanuel Todd a remis la pendule
française à l’heure quand il dénonce la persécution systématique des jeunes de banlieue ;
quand il dénonce le sort réservé par les « mythointelos »
de Paris aux musulmans de France qui ne
seront jamais perçus comme des citoyens a part entière car ils s’habillent
différemment, mangent différemment….. Par conséquence affirmer que
les musulmans d’aujourd’hui sont les
juifs d’hier est juste, sauf si pour des considérations idéologiques ce ci soit impossible, de plus pour les
antisémites d’hier une chose est de
devoir accepter les juifs obligatoirement après la deuxième guerre mondiale à
cause de tout ce qu’est arrivé, et une seconde
chose, diamétralement différente, c’est faire
en sorte que cela soit une règle de vie sociale applicable
à tout le monde.
Toutefois, Emmanuel Todd ne fait absolument rien d’autre
que rappeler aux français que ce qui
fait la richesse de leur civilisation,
ce n’est pas l’unanimiste brute, mais l’universalisme critique. IL permet de voir comment les Castors et les Pelloux rugissent et attaquent tout en soutenant
« quelque part » -sans
préciser laquelle- l’intégrisme religieux.
On peut sentir de la compassion
pour cet intellectuelle amoureux de son pays et qui souffre de le voir s’émietter.
En ce moment précisément, je ne
peux m’empêcher de penser que la bêtise
des hommes est si exécrable des fois qu’on n’ en peut être que
sidéré tout en ayant un goût nauséabond
de vomi dans la bouche. Pourtant ce lynchage contre E.Todd me conforte dans mon idée de l’inéluctable décadence
française , car dans les pays arabes –
champion de la décadence toutes catégorie confondues- existent aussi des moralistes qui
parlent de libertés individuelles et de
droits des femme, de la Vérité divine, et de refonte de la
religion , mais qui dans la réalité sont
des idéologues qui
veulent que tout le monde soit pareil, luttent
avec acharnement contre toute différence. Laïcs ou « barbus », ils ne veulent rien d’autre que créer des
société uniformes où tout le monde soit
comme tout le monde, avec une pensée unique, une religion unique,
un espace publique unique, avec un réalité unique, avec un individus uniques :
le summum du contre sens.
Emmanuel
Todd est une bouffée d’air frais , une chance que les français ont , celle d’avoir un homme qui vous explique la
différence entre les cultures et les nations sans tomber dans le racisme, si cher aux
racistes antiracistes français ; un homme en somme qui crée des
trait d’union entre les gens, qui explique preuve à l’appui que si aujourd’hui tout va mal, l’histoire ne
peut qu’aller vers un monde meilleur, peut être qu’il dit faux mais , comme moi, les russes sont convaincus de son génie, vu qu’il leur a promis dans les
années 70 le paradis, et qu’aujourd’hui
ils s’approchent de ce paradis que
ne le sont les français qui s’ y trouvaient dans les
années 70 . Donc, quand il dit que le
futur du monde musulman sera démocrate
et libre, alors moi aussi je le crois, et si en plus ses arguments sont en
bétons, et biens je le crois encore plus.
Je ne suis pas Charlie, je ne suis pas américain , je ne suis pas
palestinien, je ne suis pas un slogan mis en place pour user et abuser du
meilleur de mes sentiments et ainsi servir des idéologues bêtes et stupides, je
suis un individu libre qui je veux garder
intacte ma capacité critique et mon droit à l’erreur ; je
refuse le jeu de l’unanimisme dans un monde globalisé ; je n’accepte ni un oui ni un non sans
explications raisonnable , et cela s’applique au bourreau de Charlie Hebdo, et
de l’Hyper Casher, qui sont sortis de la grande famille humaine. En enlevant la
vie à des hommes et à des femmes , ces trois individus qui sont la quintessence de l’ échec des élites françaises
, sont à mes yeux tout aussi dangereux que les Charlie : tous refusent la différence , tous n’acceptent que ce qu’ils connaissent et tous me refuse le droit d’exister, les uns parce
que je ne suis pas assez musulman, les
autres parce que je suis trop musulman.
Etre Charlie est une défaite de
l’esprit critique français et une victoire des intégristes religieux et laïques : «
il faut à présent chasser les non Charlie », prétendait une journaliste
dans une débat, toute fière de ses
mots car elle pouvait enfin prononcer cette abrutisme qu’elle avait tant de mal à
cacher quand on la poussait à être critique. Selon elle, on doit
traquer les non Charlie parce
qu’ils sont tous pareils. Ceux qui ne
sont pas Charlie sont par définition des
Kouachi : un énième abrutisme qui jalonne cette histoire.
La réalité vraie est décrite par le dernier ouvrage d’Emmanul todd, et si ses détracteurs le lisaient avec un esprit à la fois ouvert et
critique, ils comprendraient vite qu’il a raison ; de plus la France
est vielle, et Marianne n’est plus une fille de vingt ans, c’est une vieille dame
de quatre vingt ans qui regrette le temps où on dansait la Java dans les rues
du village avec les potes tout en buvant un bon muscadet. Cette France est heureusement morte en 68 et
depuis la France a muté génération après
génération, elle s’est enrichie et devenue
plus cosmopolite. Aujourd’hui, le français de souche est aussi d’origine
arabe africaine, espagnole, polaque, tous ces gens là font la
France riche, Aznavour l’arménien, Zidane l’algérien, Valls l’espagnol, c’est ça la France
d’aujourd’hui, et l’une des deux, soit les élites français ne font plus
confiance à leur système de valeurs, et
la peur du religieux est fondée, car si la république ne parvient pas à éduquer les siens le temple le fera, qu’il
porte une croix, le hijab ou une kippa, soit cette élite est fondamentalement raciste
et va chercher par tous les moyens à mettre en dehors de l’espace de la république - même
physiquement-, tous les étrangers non assimilables ,et
je suis plutôt de cet avis.
Avant de conclure, je voudrais
faire une petite réflexion, concernant l’antisémitisme des banlieues, il
existe, je le vois en internet de manière
ouverte depuis au moins les émeutes de 2007, en banlieue existe un
sentiment de haine envers les juifs car
ils seraient mieux traités par l’Etat vue leur « puissance », de plus il y
a la question palestinienne qui vient mettre de l’huile dans le feu. Quand on parle aux jeunes
des banlieues dans des forums ou dans des réseaux sociaux, l’argumentaire
typiquement antisémite est très présent, ce ci étant, il ne faut pousser l’exagération jusqu'à croire que la situation
de la communauté juive en France
aujourd’hui est pareil à celle des années
trente, car si l’équation est la suivante :un groupe dit non assimilable
mis au ban de la société et qui se voit systématiquement
persécuté par « les
puissants ! » , cette équation aujourd’hui s’applique aux
français musulmans. Mais pour revenir sur un des argumentaires préféré par les
ténors du sionisme français , à savoir l’exportation du conflit palestinien par
les jeunes des banlieues, l’erreur est
de considérer ces jeunes comme exportateurs uniques du conflit, car les ténors du sionisme français sont tout
aussi responsables même plus vue leur présence médiatique, par des phrase comme « la souffrance du peuple palestinien
c’est de la petite bière en comparaison avec la souffrance des juifs » prononcés
par Goldanel. Ce n’est pas l’apaisement inter-communautaire qu’on cherche afin de créer le vivre ensemble, mais une déclaration
d’intention qui exprime l’existence d’une hiérarchie des souffrances, et à partir de là, tout devient légitime, les Dieudonné, les
Goldanel, et leurs acolytes musulmans ; plus personne ne cherche le vivre ensemble mais plutôt à se salir les uns les
autres, et à ce niveau, l’œuvre d’Emmanuel
Todd ne sert a rien.
Pour conclure, une petite pensée pour Emmanuel Todd, je crois
comprendre son sentiment, car voir comment sa nation se dirige avec bonheur et promptitude
vers le mur est quelque chose de
frustrant, surtout quand on en est
témoin impuissant, non pas parce que
c’est difficile à expliquer, mais à cause
de mauvais foie des interlocuteurs. Grâce
au génie d’E.Todd, j’avais compris en
2001, dans le cadre
de ma thèse de licence , que les
révolutions arabes n’étaient qu’une question de temps ; grâce à lui, j’ai compris que l’important n’était pas
le micro événement journalistique mais, la place de ce micro événement dans la
mouvement de l’histoire, mais j’ai surtout appris que l’Homme n’est pas qu’ une
race, et que si la culture nous sépare, notre nature nous unis, et là son débat avec les Charlies devient une perte
de temps, pour eux les aborigènes c’est beau, mais c’est pas humains, et contre
ça on peut rien faire, a part devenir survivaliste…..
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